Le «serment de fidélité» est-il contraignant quel que soit son contenu?


Les évêques, les prêtres de paroisse, les théologiens, etc sont-ils encore liés par le « serment de fidélité », s’ils se rendent compte que les arguments qui vont à l’encontre de l’ordination des femmes sont invalides ?


Un Catholique, non entraîné académiquement, peut craindre que les évêques qui ont promis de ne pas promouvoir l’ordination des femmes comme condition de leur admission à l’épiscopat, seront incapables de changer d’avis quand ils se rendront compte que l’exclusion des femmes prêtres est fondée sur une base fausse.

Les évêques, les prêtres et les théologiens toutefois, savent, par leurs études de théologie morale, qu’une promesse, même si elle est faite sous serment, cesse d’être valide si :

  1. une importante erreur a affecté leur connaissance de l’objet de la promesse, ou
  2. si une erreur a affecté le but de la promesse ( par ex : ce qui est bon pour l’Eglise), ou si
  3. la promesse a été extorquée par la peur, ou si
  4. son objet est devenu impossible ou dangereux.

La promesse cesse ab intrinseco , comme l’enseigne Thomas d’Aquin :

« Tout ce qui aurait consisté en un empêchement de faire la promesse enlève l’obligation de la tenir. »

Scriptum super IV libros Sententiarum dist.38,q.1, sol.1ad 1 ;D.M. Prümmer, Manuale Théologiae Moralis, Fribourg 1936, vol. II ‘De Voto’ pp. 326-348.

John Wijngaards

Traduction française : Françoise Bourguignon

Lisez aussi: « L’examen secret des Nouveaux Evêques. ».



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