Comment juger la tradition? |
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Droit romain de la famille
Le droit romain de la famille était basé sur le principe que le père de famille (pater familias) avait une totale autorité sur ses enfants et sur sa femme. On définissait cela comme le pouvoir paternel (patria potestas).
La femme occupait les positions suivantes :
- Elle était la propriété de son mari et complètement à sa disposition.
- Il pouvait la punir de toutes les manières, y compris en la tuant ou en la vendant comme esclave (cette dernière punition fut interdite après 100 avant J.C.).
- En ce qui concernait le patrimoine familial, la femme elle-même ne possédait rien. Tout ce qu’elle ou ses enfants héritaient appartenait à son mari, dot comprise.
Plus tard, ce pouvoir absolu du mari diminua graduellement pour en arriver à ce qui était connu sous l’appellation de « mariage libre » sur lequel l’homme et la femme pouvaient marquer leur accord.
Toutefois, même dans cette situation, l’homme avait le droit de prendre les décisions finales dans toutes les questions concernant la famille : par exemple, le lieu de résidence que la femme devait partager avec lui, l’éducation des enfants, les droits exclusifs de son devoir conjugal à elle alors qu’il avait le droit de faire l’amour avec d’autres femmes en toute impunité.
Les droits des femmes en général dans le Droit Civil Romain
Bien qu’elle fût considérée comme une citoyenne romaine, la femme obtenait sa position seulement à travers son mari. Ni les esclaves ni les femmes ne pouvaient porter de nom propre. Les hommes seuls portaient ce signe distinctif de leur appartenance à la citoyenneté romaine.
La loi générale était : « Dans de nombreuses parties de notre droit, la condition des femmes est inférieure à celle des hommes. »
De plus, la femme était exclue de toutes les fonctions publiques et de leurs droits : « Les femmes sont bannies de toutes les fonctions civiles et publiques, et donc, ne peuvent ni être juges ni avoir aucune autorité civile, elles ne peuvent pas ester en justice, ni intercéder pour quelqu’un d’autre ni agir en médiatrice. »
- La femme ne peut avoir la charge d’une autre personne. « Tutela virile officium est ». Elle ne pouvait détenir l’autorité sur ses enfants et cousins (excepté dans le Droit Romain plus tardif).
- Les femmes ne pouvaient être témoins, ni à l’élaboration de leurs dernières volontés, ni dans aucune forme d’acte. « La femme est incapable de témoigner dans toute forme de jurisprudence où l’on exige un témoin ».Les femmes étaient reléguées au rang des mineurs, des esclaves, des incapables et des criminels, incapables de témoigner.
- Les femmes ne pouvaient entrer en justice sans être représentées par un homme. Les femmes ne pouvaient se représenter elles-mêmes en droit « à cause de l’infirmité de leur sexe et de leur ignorance des matières appartenant à la vie publique »
En dépit d’une légère amélioration dans le droit qui offrit une plus grande protection aux femmes dans l’Empire Romain des 3ème et 4ème siècles, le statut inférieur des femmes resta le même dans son ensemble.
H.HEUMAN et E.SECKEL Handlexicon zu Quellen des rÖmische Rechts, Graz 1958 pp.246 et 265 ; L.Wengler, Institutes of the Roman Law of Civil Procedures. Littleton 1940 ; F.SCHULZ, Classical Roman Law, M. KASER, Roman Private Law, Oxford 1965.
On peut trouver d’excellents aperçus du Droit Romain et des extraits détaillés dans le site Web qui traite de Women’s Life in Greece and Rome.
Puisque les chefs de l’Église ont pris le Droit Romain comme la norme de ce qui est droit et juste, les mêmes règles négatives concernant les femmes se retrouvent dans la pensée Chrétienne, la pratique et la loi.
Il est évident que les Chrétiens qui ont accepté le statut socialement et culturellement inférieur des femmes ne pouvaient pas les envisager dans le rôle dirigeant demandé aux prêtres et aux évêques.
traduction : Françoise Bourguignon
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