L’Eucharistie est une image de la Passion du Christ
| Comment juger la tradition? |
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La célébration de ce sacrement est appelée un sacrifice pour deux raisons. Premièrement, parce que, comme dit Saint Augustin (Ad Siplician.II), « les images des choses sont appelées du nom des choses bien qu’elles soient des images ; comme lorsque nous regardons une peinture ou une fresque, nous disons, ‘c’est Cicéron ou c’est Salluste’ ». mais comme il a été dit ci-dessus (79,1),la célébration de ce sacrement est une image représentant la Passion du Christ, qui est Son vrai sacrifice. La célébration de ce sacrement est appelée le sacrifice du Christ. Par conséquent c’est ce qu’Ambroise, dans son commentaire sur Hébreux. 10 :1, dit : « En Christ fut offert un sacrifice capable de donner le salut éternel ; alors que faire? Est-ce que nous ne l’offrons pas chaque jour en mémoire de Sa mort ? » Deuxièmement, il est appelé un sacrifice par respect des effets de Sa passion : parce que, dans l’esprit, par ce sacrement, nous sommes partie prenante du fruit de la Passion de Notre Seigneur… » Summa Theologica III qu. 83, art. 1.
L’autel est une image de la croix
[Objection 2 « En outre, le sacrifice du Christ fut fait sur la croix sur laquelle « Il s’offrit lui-même pour nous, une oblation et un sacrifice à Dieu pour une odeur de douceur » comme il est dit dans Eph. 5.2. mais le Christ n’est pas crucifié en célébration de ce mystère. Il n’est donc pas sacrifié non plus ».]
Réponse à l’objection 2 : «Comme la célébration de ce sacrement est une image représentant la Passion du Christ, ainsi l’autel est représentatif de la croix elle-même, sur laquelle le Christ fut sacrifié dans Sa personne même »Summa Theologica III qu. 83, art. 1, ad 2.
Le prêtre est l’image du Christ
[Objection 3. ‘Plus loin, comme dit Augustin (de Trin, iv), dans le sacrifice du Christ, le prêtre et la victime sont un et le même. Mais, dans la célébration de ce sacrement, le prêtre et la victime ne sont pas le même. Donc, la célébration de ce sacrement n’est pas le sacrifice du Christ’]
Réponse à l’objection 3. « pour la même raison (cf. réponse à l’objection 2) le prêtre porte aussi l’image du Christ, de Celui qui et par le pouvoir de qui il prononce les paroles de la consécration, comme c’est clair à partir de ce qui a été dit ci-dessus (82,1,3). Et ainsi, dans cette mesure, le prêtre et la victime sont un et le même » Summa Theologica III qu. 83, art. 1, ad 3.
Traduction :Françoise Bourguignon.
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